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MADRID & LANZAROTE 2022

15 Juillet 2022 , Rédigé par Philippe & Nicole

 

MADRID & LANZAROTE 2022

 

Une semaine à MADRID (+ ARANJUEZ)

Une semaine passée à MADRID à partir du 10 mai 2022 (+ une escapade d’une journée à ARANJUEZ) nous a bien revigoré l’esprit. La dernière fois que nous sommes sortis de FRANCE c’était en septembre 2021 à BILBAO (très belle ville).
Huit mois sans bouger ça commençait à faire long.

L’envie de découvrir cette capitale nous taraudait depuis pas mal de temps, en particulier pour ses trois grands musées reconnus parmi les meilleurs et les plus intéressants au monde.

De plus l’architecture dans la ville est vantée dans tous les guides et sites internet.

Alors c’est parti ! Vol Transavia ORLY-MADRID. Deux heures de vol seulement. Puis taxi jusqu’à notre appartement Airbnb loué juste à côté de la gare d’Atosha.
Belle gare ferroviaire (victime d’un atroce attentat islamiste en mars 2004 ayant fait 200 morts et 1 900 blessés) tant par son architecture extérieure que par son aménagement intérieur qui comporte une serre
immense depuis 1992.

 

Quelques courses alimentaires dans la supérette du coin et coup d’œil aux petits commerces du secteur : ambiance espagnole garantie grâce aux jambons

 

Nous sommes prêts pour aller au Prado dès demain matin (billets réservés par internet bien sûr).

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Jour 1

Matinée consacrée au musée du PRADO. Nous y allons tranquillement à pied : départ 09h10, arrivés au PRADO à 09h30, nous sommes en tout début de queue pour l’ouverture des portes à 10h00.

Immense musée. Nous y restons jusqu’à 12h20.

À noter que les photos sont interdites. D’un côté c’est frustrant, d’un autre côté c’est une excellente décision du musée car on est amené à regarder vraiment attentivement les œuvres que nous voulons voir et personne n’est gêné par tous les photographes (dont nous sommes d’ailleurs dans les autres musées) qui se placent bien devant les tableaux et que l’on n’a pas envie de leur empêcher de photographier.

Dans les quelques carnets de voyage que j’ai déjà rédigés je me suis toujours interdit de mettre des photos de tableaux. Pour celui-ci, je vais faire exception car comme je l’ai dit au début l’un des motifs de cette venue à MADRID était justement la visite de ses musées.

Il y a tellement d’œuvres que nous en avions préalablement ciblé quelques unes ainsi que quelques salles, sinon mission impossible pour tout voir.

Des milliers de tableaux et parmi eux des centaines de peintres renommés : Velasquez, José de Ribera, El Greco, Murillo, Zurbarán et plein d’autres (dont Goya qui ne m’attire pas) . . . et cinq tableaux qui m’ont particulièrement marqué. Les voici . . . reproduits depuis internet bien sûr.

Le premier est celui que je tenais absolument à voir : ′′ Le jardin des délices ′′ de Jérôme BOSCH. J’en espérais beaucoup d’émotion et je n’ai pas été déçu. Son grand format y est sans doute pour quelque chose . En effet le dernier tableau de BOSCH que j’ai vu et adoré est ′′ Le Jugement dernier ′′ au musée Groeninge de Bruges, et il est petit.

′′ Le jardin des délices ′′ est très grand mais le détail et la finesse des peintures est identique.

Le deuxième a été pour moi un grand choc, car n’étant pas particulièrement intéressé par le thème de la descente de croix j’ai été bouleversé par celle de Rogier Van der Weyden (Rogier de Le Pasture). Une telle perfection dans la représentation humaine, avec autant de finesse et de couleurs appropriées : j’en suis resté coi et en serai marqué à vie. Cette perfection je l’avais déjà vue et admirée chez Jan Van EYCK dans son tableau ′′ La Vierge au chanoine Van der Paele ′′ au même musée Groeninge. Mais là, le tableau de Rogier Van der Weyden est deux fois plus grand .

La visite du PRADO vaut le coup rien que pour ces deux tableaux.

Le troisième a été peint par le grand Pieter BRUEGEL le Vieux, valeur sûre si j’ose dire.
′′ Le triomphe de la Mort ′′, outre sa qualité picturale proprement dite, est absolument fascinant.

Les deux autres tableaux que je souhaite vous proposer sont de peintres que, je l’avoue, je ne connaissais pas.

Le quatrième tableau est ′′Le reniement de Saint-Pierre ′′ de Nicolas TOURNIER, un peintre français ayant en particulier exercé à ROME dans l’influence du CARAVAGE.
Les personnages de ce tableau semblent tellement vrais que l’on s’attend à les voir sortir du cadre.

Magnifique !

Le cinquième tableau est celui d’un peintre que je connaissais pas non plus : Juan Bautista MAÍNO lui aussi influencé par le CARAVAGE. Son ′′ Adoration des rois Mages ′′ alliant visages, clair-obscur mais aussi couleurs éclatantes ne peut laisser indifférent.

Après-midi consacré à digérer toutes les merveilles vues le matin au PRADO. Repas dans le quartier entre le musée et notre appartement. Retour tranquille à pied. Au passage, le mur végétalisé du Caixa-Forum réalisé par le botaniste français Patrick BLANC (qui a fait entre autres la végétalisation du musée du quai Branly) :

Et comme dans toutes les rues de MADRID (en tout cas en centre-ville) une plaque de rue en faïence

 

Jour 2

Aujourd’hui, matinée consacrée au musée Reina SOPHIA.
Ce musée est un musée d’art moderne et contemporain. L’un des plus grand du monde (2 000 œuvres). Bâtiment ancien + extension de Jean Nouvel : il n’est pas facile de s’y retrouver malgré les plans fournis. Heureusement que les gardiens et gardiennes répondent avec bienveillance.

Le clou du musée, si j’ose dire, est Guernica de Pablo PICASSO. Pas de chance pour moi ce tableau de très grandes dimensions me laisse indifférent.

En revanche, énormément d’œuvres en tous genres. Mais je n’ai envie de vous présenter que deux tableaux. En effet j’ai globalement été déçu par le musée Reina Sophia. Comme musée d’art moderne et contemporain j’ai un bien meilleur souvenir par exemple du MOMA de NEW-YORK.

Toutefois, plusieurs DALI sont présentés et m’ont intéressé.

Le premier que je vous propose est ce ′′ Portrait ′′ (de dos) pour lequel je n’ai pas de commentaire particulier. On aime . . . ou pas.

Le deuxième tableau de DALI en revanche est celui de ′′ l’énigme d’Hitler ′′ pour lequel j’aimerais bien entendre des explications par un spécialiste de l’art de DALI. Cette énigme doit générer une foule de questions tellement il y a des scènes ou détails dans cette œuvre. J’aime bien quand les œuvres parlent d’elles-mêmes, mais dans certains cas des explications circonstanciées et sérieuses me paraissent fort utiles pour comprendre les différents messages et ainsi apprécier pleinement l’œuvre. C’est le cas de celui-ci.

Après deux heures et demi de parcours muséal, repas près de l’appartement à l’excellente Bodega Rosell, puis promenade dans le quartier Chueca

puis à 18h00 spectacle flamenco au centre culturel flamenco. Un guitariste, un chanteur, une danseuse et un danseur : effectif réduit mais flamenco authentique et de qualité. Durée du spectacle : une bonne heure.

 

Jour 3

Matinée consacrée au très grand musée THYSSEN-BORNEMISZA qui couvre toutes les périodes. Environ 1 000 œuvres recensées. La liste des peintres exposés rappelée dans Wikipedia est impressionnante.

Quand on n’a pas de préparation de visite (comme nous l’avions fait pour le PRADO) il faut s’efforcer de ne pas tout regarder mais sélectionner au simple coup d’œil sur quels tableaux on s’arrête.

Alors une dernière série de tableaux (c’est promis).

Tout d’abord, étant arrivés un peu en avance, nous avons vu une exposition temporaire en attendant l’heure de notre billet. Exposition sur le thème du trompe-l’œil fort intéressante et qui surtout présentait un tableau d’ARCIMBOLDO ′′ La terre ′′ qui ne faisait pas partie des tableaux exposés l’an dernier au Louvre-Metz lors de l’exposition consacrée à . . . ARCIMBOLDO. Cette Terre est stupéfiante. Moins colorée que ses Saisons mais d’une telle inventivité d’association d’animaux pour créer le visage !

Dans les collections permanentes, outre le très étonnant ′′ Jeune cavalier dans un paysage ′′ de Vittore CARPACCIO, remarquablement restauré et mis en valeur, j’ai particulièrement aimé six tableaux :

Le premier tableau est ′′ Saint-Jérôme en pénitence ′′ de José de RIBERA. Le réalisme de ce tableau est remarquable, Saint-Jérôme est vraiment présent.

Le deuxième tableau est en fait un ensemble de deux tableaux du GRECO. Les couleurs sont très caractéristiques de ce peintre et tranchent avec les tableaux de ses collègues de la fin du XVI ème siècle.

Le troisième tableau est un petit tableau mais dont le titre est grand ′′ Rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une grenade, une seconde avant l'éveil ′′ et il est de DALI. Comme très souvent chez DALI le tableau nécessite des explications multiples et complexes. Mais sans explications cela reste un tableau qui frappe l’imagination et dont la facture est, comme toujours chez ce peintre, d’une grande précision et d’une quasi perfection.

Le quatrième tableau que je présente est une œuvre de František KUPKA que j’avais déjà vue lors de l’exceptionnelle exposition KUPKA à PARIS au Grand Palais en 2018 qui expliquait bien sa démarche artistique et l’évolution de ses peintures.

 

Le cinquième tableau est la ′′ Chambre d’hôtel ′′ d’Edward HOPPER, que j’avais également déjà vu lors de la rétrospective HOPPER au Grand Palais en 2012-2013. Toute sa vision de la solitude dans le monde et de l’absence d’espoir se dégage de ce tableau.


Le sixième tableau enfin est de Lucian FREUD (le petit-fils de Sigmund) ′′Dernier portrait′′ .

Une huile et crayon sur toile que j’ai trouvé particulièrement expressive.

Avec ces six tableaux vous avez une petite idée de l’extrême variété des œuvres exposées dans ce magnifique musée. Les THYSSEN ont vraiment gagné beaucoup d’argent pour s’acheter tout ça, mais avaient sans doute aussi une véritable culture artistique.

Après presque trois heures de visite, repas dans une taverne du quartier puis nous partons à travers le centre-ville pour rejoindre le Palacio Real car nous avons réservé nos billets pour 16h30.

Au hasard de notre chemin nous croisons des tavernes sympathiques

des statues grandeur nature de toutes sortes, ici un balayeur

et l’inévitable dévotion à la corrida et aux taureaux que l’on retrouve jusque dans les bars

Après un coup d’œil à la cathédrale (bof !) nous arrivons au Palacio Real. L’architecture extérieure n’est pas particulièrement remarquable.

Les premiers pas à l’intérieur donnent le ton d’une décoration riche

 

 

Mais le droit de photographier s’arrête là.
Les tablettes numériques servent de guide. Les photos et commentaires sont très bien faits. Les pièces sont toutes intéressantes et l’on voit bien qu’il s’agit d’un palais royal.

Après la visite la chaleur nous a donné soif. On se pose donc en terrasse pour prendre un verre près du théâtre, puis on rejoint la place Callao et retour en métro à l’appartement.

 

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Jour 4

Journée ciblée sur les deux axes les plus importants du centre de MADRID : l’avenue Alcala et la Gran Vía.

Sur cette première avenue, au croisement avec la rue Sevilla, se tient l’étonnant bâtiment de l’ancien siège de la banque de Bilbao à Madrid.

Et continuant l’avenue on arrive à la place Cibeles. Le très bel immeuble qui domine cette place est le palais des Communications, actuellement siège principal de la Mairie de MADRID.

Il est possible de monter au point de vue sur le toit de ce bâtiment. On peut alors voir une vue panoramique fort intéressante de MADRID et en particulier bien sûr de la Place Cibeles

et une superbe vue plongeante sur la fontaine Cibeles qui est au centre de la place

Ce jour-là les festivités de la San Isidro avaient lieu avec ses lots de costumes, tant pour les hommes que pour les femmes

 

Puis remontée vers la Gran Vía que nous avons vue sans circulation automobile car un podium avait été installé la veille et était en cours de démontage lorsque nous y étions.

De très belles architectures tout le long de cette avenue, avec le bon goût de tendre des grandes bâches devant les façades en travaux, bâches représentant la façade cachée

 

Très bien intégrée dans les bâtiments de l’avenue, une curieuse église : l’Oratoire royal du Chevalier de Grâce, établissement cultuel géré par l’Opus Dei

 

et toujours une belle série de bâtiments aux architectures cossues

 

Une centaine de mètres à l’écart de la Gran Vía il est fort intéressant de visiter l’église San Antonio de los Alemanes. Ne paye pas de mine de l’extérieur mais l’intérieur est époustouflant : d’abord sa forme elliptique, et surtout tous ses murs recouverts de fresques

 

Pour la petite histoire, après quasi 10 minutes d’observation des fresques et de prises de photos une dame est venue discrètement me dire que les photos étaient interdites. J’ai eu envie de remercier cette dame d’avoir attendu pour m’informer de cela.

Dans ce même quartier, autres plaques de rues en faïence, toujours aussi belles et variées.

 

Jour 5

Journée aux multiples visites : en commençant par le petit musée SOROLLA. Nous avions découvert ce peintre en 2020 à AIX-EN-PROVENCE où l’Hôtel de Caumont avait présenté une exposition qui lui était dédiée.
Fort sympathique visite de son ancienne habitation et lieu de travail, avec son petit jardin aménagé qui offre une aire de nature et de fraicheur au milieu des grands immeubles qui l’entourent.

Puis métro pour la Plaza Callao (pour se rapprocher de la Plaza de España) qui sera le point de départ de plusieurs visites.
Repas en haut du bâtiment d’El Corte Inglès (plusieurs restaurants et belle vue sur le quartier)

puis nous avons rejoint la Plaza de España assez peu intéressante malgré le monument central dédié à Cervantes (avec évidemment Don Quichote et Sancho Panza)

Au sud de la place la curieuse église de Sainte Thérèse et Saint Joseph offre à voir une jolie coupole de style byzantin

et quasiment en face un très bel immeuble art déco

Juste derrière, un ancien hôtel particulier a été transformé en musée : le musée CERRALBO. Je dois dire que la visite est étonnante. C’est une accumulation de plein de choses très disparates (armures, lustres, tableaux, mobiliers, etc . . .) sans autre souci pour son ancien propriétaire que de montrer tout ce qu’il avait.

L’escalier du hall d’entrée fait illusion, ainsi que la salle à manger

 

 

Mais toutes les autres pièces sont remplies de fatras les plus divers qui vont de la pacotille aux tableaux de maîtres !
Exemple de fatras :

et de tableau de maître : ici un CARAVAGE (excusez du peu) devant lequel ont été disposés quelques babioles en céramique.

Exception (il y a toujours une exception) une très belle salle de bal : très chargée mais cohérente dans sa décoration :


Non loin de là, le petit parc dans lequel se trouve le petit temple égyptien de Debod est un havre de paix

À 300 m de là en revanche le superbe Palais de Liria. Ouvert au public depuis 2019 il contient beaucoup de tableaux de maîtres , de mobilier, de manuscrits (dont quelques originaux de Christophe Colomb). Visite fort recommandée. Malheureusement les photos sont interdites donc on est obligé de se reporter sur internet.

Puis fin de l’après-midi au Parc de Retiro. Immense parc où les madrilènes se retrouvent le week-end : plan d’eau avec petites barques et au centre l’ensemble sculptural et architectural : le monument en hommage au roi Alphonse XII

 

 

Dans le parc également entre autres un Palais de Cristal

 

et une magnifique roseraie :

 

Jour 6

Journée consacrée aux quartiers Centro, Las Austrias et La Latina, le cœur de MADRID.

Nous commençons par aller à la Plaza Mayor, la grande place de MADRID par la rue de Gerona et son coin sud-est :

C’est une belle place rectangulaire entourée d’immeubles rouges à l’architecture homogène

et beaucoup de terrasses de restaurants

mais malheureusement pour nous un podium de la San Isidro a été installé en plein milieu, nous cachant la magnifique façade décorée de la Casa de la Panaderia mais rendant heureux une foule de madrilènes.

La façade et les fenêtres de la Casa de la Panaderia avec ses deux tours flèchées sont richement décorées . Voici le peu qu’on a pu apercevoir :

À 100 m de la Plaza Mayor nous découvrons le remarquable marché San Miguel. C’est en fait une halle sous laquelle de nombreux commerces de bouche et des restaurants proposent des produits de remarquable qualité. Il y a foule. Les prix sont à l’aune de la fréquentation. Par exemple, devant une bourriche d’huitres une étiquette indiquait 3,20 €. J’ai interrogé l’écailler pour savoir à quoi correspondait ce prix. Réponse : à UNE huitre !

 

Nous dirigeant vers le sud, nous nous arrêtons pour déjeuner sur la sympathique Plaza de la Paja, puis jetons un œil au marché couvert de la Cebada

Nous poursuivons ensuite vers la basilique de Saint François Le Grand. Magnifique dôme de 33 m de diamètre entièrement décoré ainsi que tous les murs de la basilique et un circuit de visite permet de parcourir les salles à l’arrière de l’autel également riches en tableaux.

 

Un peu à l’écart des trajets touristiques cette basilique mérite vraiment le détour.

Retour à l’appartement par le quartier plus populaire de Lavapiés :

 

Jour 7

Nous débutons cette journée par une visite qui peux en fâcher quelques uns, car pas très tendance : les arènes de MADRID (Plaza de Toros de Las Ventas).
Ce sont les troisièmes plus grandes arènes du monde (après celles de Mexico et de Valencia au Vénézuela). Visite absolument intéressante qui permet de comprendre (à défaut d’apprécier) le monde de la tauromachie, son histoire, ses règles, ses fastes et ses symboles. Un petit musée termine la visite des arènes.

 

 

Nous apprenons, trop tard, que pendant la fête de San Isidro il y a une corrida tous les jours pendant deux semaines. Nous n’avons plus le temps d’y assister.

La suite de la journée va consister en l’exploration tranquille des quartiers Centro et La Latina. Commençons par un coup d’œil sur une partie de ces quartiers depuis le haut de l’immeuble d’El Corte Inglés de Callao. On peut voir le toit du théâtre, le Palacio Real et le dôme de la cathédrale.

Nous déambulons dans les rues, levant souvent les yeux sur des façades toutes plus belles les unes que les autres, soit par leur couleur, soit par leur décoration, soit par les deux :

 

 

 

 

 

 

ici un superbe pignon décoré en trompe-l’œil (regardez bien, c’est la partie gauche du bâtiment, derrière le panneau de parking handicapés)

et un petit mélange des genres pour finir

Nous avons eu l’occasion de visiter aussi le monastère de Las Descalzas Reales : décevant parce que le guide ne parlait vraiment qu’espagnol et que cette visite sans les explications est plutôt monotone. Visité aussi le petit musée du Romantisme : curieux mais n’est pas indispensable.

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Jour 8

ARANJUEZ : située à 50 km au sud de MADRID

En fait nous avons fait une coupure et notre visite à ARANJUEZ ne s’est pas faite le dernier jour.

Facile d’y aller en train : départ de la gare d’Atosha, trajet de 45 minutes. Il y a des trains très souvent (de mémoire toutes les demi-heures - à vérifier). La gare ressemble à une petite gare de province :

Arrivés à 09h30 le matin nous repartirons à 17h30. Ça fait huit heures pour visiter la ville, c’est suffisant. Nous commençons par le Palacio Real. Il faut marcher une dizaine de minutes depuis la gare pour y arriver.

Nous commençons par un petit déjeuner café-croissant dans un des bars situé près des arcades qui longent l’un des chemins d’accès au palais.
Puis nous passons la visite de sécurité et c’est parti.

La visite dure presque une heure et demi. Pas de photos autorisées à l’intérieur. Dommage parce que les salles de ce palais sont hallucinantes. Une tablette sert de guide : comme au Palacio Real de MADRID la visite est plutôt bien faite. Des décorations hyper chargées différentes pour chaque pièce. C’est un mélange de luxe et d’outrance dans les choix artistiques. Du coup on ne sait plus si c’est beau ou pas. En tout cas c’est étonnant. Nous ne regrettons pas notre visite.

Puis promenades dans les différents jardins.

 

 Ce qui est dommage c’est que peu de fontaines sont en eau. Le pavillon des gondoles royales est un peu loin mais intéressant. Dommage que l’on n’ait pas d’explication sur l’utilisation des ces gondoles (évènements ? fréquence ? équipages?) et que là aussi les photos sont interdites.

Après un déjeuner dans l’un des nombreux restaurants de la ville, petite balade en centre ancien jusqu’à la plaza de toros et retour.
Maisons basses

 

et un hôtel de ville tout rose

 

Ainsi se termine notre visite de MADRID et ARANJUEZ. Demain nous partons à LANZAROTE (aux CANARIES).

 

 

QUELQUES RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

1) Formalités

Elles peuvent changer à tout instant, mais en mai 2022 le passe sanitaire était obligatoire. Aucun contrôle d’identité sauf à l’embarquement dans l’avion à ORLY pour simplement vérifier que le nom sur la carte d’embarquement était bien le même que sur le passeport.

Tant mieux pour moi car mon passeport était périmé depuis le 1er février de cette année. Bien que les différents textes européens indiquent qu’un ressortissant d’un pays européen peut voyager en Europe avec un passeport périmé depuis moins de 5 ans certains pays ne l’acceptent pas et certaines compagnies aériennes non plus. Pour information j’ai fait ma pré-demande de renouvellement sur internet le 07 avril, le rendez-vous en mairie pour déposer cette demande n’a pu avoir eu lieu que le 07 juin . . . et je n’ai toujours pas mon passeport au 14 juillet !

2) Déplacements et modes de transports

De l’aéroport de MADRID au centre-ville (gare d’Etosha pour nous) les taxis proposent un forfait à 30 €. Dans l’autre sens il est facile de réserver un taxi par internet sur le site d’une des compagnies de taxi de MADRID. Même tarif : 30 €. Notre taxi était au pied de notre appartement à l’heure prévue.

Attention à bien vérifier de quel terminal vous partez parce que le terminal T4 n’est pas du tout à côté des autre terminaux

Le métro est très pratique car MADRID est étendue. Facile d’utilisation. Il suffit d’acheter une carte-support et de la charger. On peut même n’en n’avoir qu’une pour deux, à condition bien sur que chacun la passe à son tour.

Pour aller à ARANJUEZ c’est la ligne de banlieue C3 (C comme Cercanías = banlieue = équivalent du RER parisien) qu’il convient de prendre. Fréquence : toutes les 30 mn environ. Durée du trajet : 45 minutes.

Sinon, la marche à pied, comme dans toutes les villes. MADRID n’est pas très pentue.

3) Visite des musées et bâtiments historiques

Il est recommandé d’acheter ses billets sur internet sur les sites des musées eux-mêmes. Il est demandé de choisir son créneau horaire. Le masque sanitaire (mascarilla) n’était pas obligatoire en juin mais bien sûr cela peut changer en fonction de l’évolution de la pandémie. Les Palacios Reales proposent des tablettes avec écouteurs individuels. Nous avons trouvé cette formule intéressante. Les explications sont assez brèves et le rythme de la visite agréable.

 

 

 

Une semaine à LANZAROTE (Îles CANARIES)

 

Après une semaine passée à MADRID nous nous envolons pour ARRECIFE, capitale de l’île de LANZAROTE aux CANARIES.

Vol IBERIA : durée 2h30.

NOTA : décalage horaire d’une heure entre MADRID et LANZAROTE : quand il est 14h00 à MADRID il est 13h00 à LANZAROTE.

Nous arrivons à ARRECIFE à 13h15 heure locale le 18 mai 2022.

 

Récupération de la voiture réservée à l’agence CICAR puis rendez-vous avec la propriétaire de la maison Airbnb à SAN BARTOLOMÉ à 14h15.

Nous avons choisi SAN BARTOLOMÉ car à 7 km de la côte, un peu à l’écart de la capitale et central par rapport à l’île elle-même de LANZAROTE . Ce choix permet de revenir facilement chaque soir à la maison depuis n’importe quel point de l’île.

Tour du propriétaire et discussion avec elle : elle nous indique quelques restaurants à PLAYA HONDA, petite ville sur la côte entre ARRECIFE et l’aéroport. Nous y allons, choisissons un restaurant et passons commande. Le plat nous est servi: il est 16h00 !

Heureusement l’environnement depuis notre table en terrasse et à l’ombre est dépaysant : c’est vraiment les vacances

La mer d’un bleu profond, le muret à la chaux blanche et une petite fille en rouge : quoi de mieux que cela pour notre bonheur ?

Après le repas nous allons nous approvisionner à la grande surface de PLAYA HONDA (de la chaîne MERCADONA). Le rayon charcuterie nous rappelle bien que nous sommes en ESPAGNE.

Nous savions que nos amis de RENNES étaient eux aussi à LANZAROTE, arrivés quelques jours plus tôt. En deux coups de smartphone nous nous mettons d’accord pour se retrouver chez nous. Dîner joyeux entre amis.

Aujourd’hui était le JOUR 0

Jour 1

Nous avons décidé de passer la journée avec nos amis. Leur programme a été le nôtre puisque nous n’avions encore rien visité.

Notre voiture ayant quatre portes c’est elle que nous prenons. Ce matin nous commençons par visiter la Fondation César MANRIQUE à TAHICHE (à 8 km au nord d’ARRECIFE). Cette fondation est installée dans l’ancienne demeure de l’artiste.

Rappel : César MANRIQUE , comme le dit si bien sa fiche Wikipédia est un peintre, architecte et sculpteur espagnol, défenseur de la nature de son île natale LANZAROTE qui a influencé l'image de l'île volcanique de manière décisive.
Né en 1919 et mort accidentellement en 1992 il est le pionnier de l’art non figuratif en ESPAGNE. LANZAROTE a grandement bénéficié de ses talents d‘architecte.

Sa grande force de persuasion lui a servi pour convaincre les pouvoirs politiques (à l’époque de FRANCO) de refuser à LANZAROTE le tourisme de masse destructeur des identités locales qui arrivait en force dans l’île voisine de TENERIFE. Et non seulement il a réussi (seul le sud de LANZAROTE a été touché) mais ses principes de conservation de la nature de l’île continuent à être le fil conducteur de la politique actuelle dans l’île.

Sa fondation, installée dans son ancienne maison créée dans des bulles de lave, est vraiment très originale et intéressante. Paysage volcanique tout autour :

Tout est en lave noire dans cette île, donc a fortiori ici :

Le jardin en lave et plantes adaptées est orné d’une grande fresque murale

 

 Et une petite piscine a été aménagée à l’intérieur d’une des bulles de lave

À l’extérieur, l’un des mobiles géants (coloré celui-ci) que César MANRIQUE a implantés au milieu de plusieurs carrefours routiers de l’île.


Après cette visite instructive nous allons vers le nord-est de l’île pour voir les Jameos del Agua. La sculpture à l’entrée est de . . . César MANRIQUE évidemment

 

Ce sont des immenses bulles de lave remarquablement aménagées par César MANRIQUE, avec piscine et auditorium. Pour l’anecdote, dans le plan d’eau de la grande grotte vivent de minuscules crabes blancs endémiques du lieu que les touristes essayent de photographier.

 

 Repas (cher pour ce qu’il était) à ARRIETA puis visite de la Cueva de los Verdes.
C’est un long tunnel de lave qui se visite comme les grottes en FRANCE, à savoir une succession de salles plus ou moins vastes. Intéressant à voir mais photos ne rendant rien.

Retour en passant par HARÍA (ville où nous reviendrons un autre jour) avec ses palmiers et quelques belles maisons

Achat de victuailles à MERCADONA et repas chez nos amis cette fois qui sont dans une petite location à LA ASOMADA à 12 km seulement de SAN BARTOLOMÉ. Demain nous commencerons notre programme de visite de LANZAROTE de notre côté, nos amis terminant leur voyage après-demain matin.

Jour 2

Nous commençons par découvrir SAN BARTOLOMÉ. Petite ville de 6 000 habitants plutôt plaisante. Place centrale, sculptures, enfants de l’école, vieux moulin à huile, ancienne maison seigneuriale devenue centre culturel : la promenade a été fort heureuse. Seul dommage : le musée ethnographique Tanit était exceptionnellement fermé pour trois semaines.

 

 

 

 

Puis ARRECIFE pour la visite du MIAC (Musée International d’Art Contemporain) dans un ancien fort du 18ème siècle réaménagé par . . . César MANRIQUE. Rien de bien extraordinaire sinon l’aménagement intérieur.

C’est l’heure du repas que nous avons plaisir à prendre dans l’un des restaurants autour du bassin Charco de San Ginés

 

L’après-midi est prioritairement consacré au fameux Jardin de cactus situé à GUATIZA à 17 km au nord-est d’ARRECIFE. Ce jardin de cactus a été aménagé en 1990 par . . . devinez . . . César MANRIQUE évidemment.
Très beau jardin avec des milliers de cactus différents. Si le site ne vaut pas, à mon avis, celui du jardin d’ÈZE (Alpes-Maritimes) qui domine la mer, sa conception est très originale et mérite vraiment d’être vu.

Voici huit photos pour vous faire partager un peu cette heure que nous avons passée dans ce jardin :

 

 

 

 

 

 

 

Fin d’après-midi en bord de mer à PUNTA MUJERES pour voir les piscines de mer fort sympathiques et fréquentées par les locaux

 

Retour via HARÍA et TEGUISE histoire de voir un peu de paysages du centre de l’île, et entre autres . . . un volcan (on n’en voit partout, de toutes dimensions)

 

Jour 3

Aujourd’hui nous avons prévu de visiter le sud-ouest de l’île.

Départ tranquille à 10h.
10 minutes après, nous voici bloqués : route barrée.
Motif : c’est à cause du triathlon Ironman et quasiment toute l’île est bloquée pour la journée !

Après quelques hésitations nous décidons d’aller voir la Montaña Roja à PLAYA BLANCA, la station balnéaire de LANZAROTE (une comme MANRIQUE ne voulait pas).

 

Pas de chance, avec ces hésitations et ces déviations de trajets dues au triathlon il n’est pas loin de midi quand nous arrivons à PLAYA BLANCA. J’avais simplement noté que le début du chemin était en face de l’hôtel Rubicon Palace. Que nenni, c’est la Montaña Roja qui est en face de l’hôtel. Mais point de chemin pour la gravir. Le sentier ′′ facile ′′ part d’un autre endroit. Sans indications touristique adaptées, en plein soleil et quasi peu de gens dans les rues (je suppose que les touristes étaient sur les plages à cette heure-là) nous jetons l’éponge et décidons d’aller, si le triathlon le veut bien, déjeuner en bord de mer à PLAYA QUEMADA à 20 km de là.

′′ Petit village, plage de sable noir, restos pieds dans l’eau . . . l’antithèse des grandes stations balnéaires ′′ écrit le guide du Routard. Le restaurant cité par ce guide nous attire. Pas de chance un groupe de français d’une bonne vingtaine de personnes est attablé. Adieu l’ambiance calme. Et comme l’écrivait aussi le Routard, les prix grimpent vite. Décidément le triathlon Ironman ne nous porte pas chance.

En milieu d’après-midi nous repassons par le carrefour aux palmiers qui était bloqué le matin et miracle les barrières ont été enlevées.


Nous pouvons donc nous diriger en direction d’EL GOLFO, ce que nous devions faire le matin.

Nous passons d’abord près des salines de JANUBIO. Rien d’extraordinaire sinon des salines dans un décor de lave noire et des monticules de sel qui m’attirent toujours.

 

Puis, après encore un détour suite à une route barrée, nous arrivons à EL GOLFO.
LA chose à voir à EL GOLFO est la
Laguna Verde. Sa photo est présente dans tous les guides et tous les sites internet. Il est vrai que cette étendue d’eau verte est très originale dans ce décor de lave noire et de mer bleue. Après avoir pris une dizaine de photos chacun histoire qu’il y en ait une avec de belles couleurs (car le ciel est très changeant et le soleil joue comme un petit fou avec les nuages) . . .

 

. . . nous allons vers le village proprement dit encadré côté terre par des laves noires ou rouges et côté mer par l’eau bleu foncé

 

Petite halte en terrasse d’un bar-restaurant pour se désaltérer et nous reprenons la voiture pour quelques kilomètres jusqu’à LOS HERVIDEROS.
Cette zone 100 % lave et volcans se bat avec la mer qui, dans cette côte déchiquetée, s’engouffre dans des cavités avec force vagues et écume.

 

 

 

Jour 4

Journée calme. Le marché dominical de TEGUISE est renommé comme étant le plus important de LANZAROTE.
En fait très peu de choses locales et beaucoup de stands de produits made in Asia et un peu de crèmes d’Aloé Vera . . . et 95 % de touristes, à tel point que plusieurs parkings sont organisée dès l’approche de la ville. Inutile de s’attarder au marché.

En revanche la ville est intéressante, avec ses constructions d’architecture traditionnelle et blanchies à la chaux. Nous avons visité le petit musée du Timple (petite guitare typiquement canarienne) : instructif et sympathique.

 

 

 

 

Non loin de TEGUISE se trouve NAZARET, village où se situe la fameuse Villa LAGOMAR dite d’Omar SHARIF, où du moins celle que l’acteur n’a gardée que quelques jours et qu’il a perdue au bridge. Maison conçue par . . . César MANRIQUE puis terminée par Jesus SOLO, le plus proche collaborateur de César MANRIQUE après une brouille de ce dernier avec le promoteur.

 

L’après-midi, retour à HARÍA pour visiter la dernière maison de César MANRIQUE.
Ses talents d’architecte ont encore été utilisés pour aménager une grande maison agricole en ruine au milieu d’une palmeraie. Mais photos interdites. C’est assez émouvant de voir cette maison : c’est un peu comme si on entrait dans la maison d’un ami récemment décédé.

Jour 5

Le ciel est couvert. Espérant que cela va s’améliorer bientôt nous partons visiter le Parc Naturel de TIMANFAYA.
À 11h00 nous nous arrêtons au centre des visiteurs et d’interprétation de Timanfaya à TINAJO. Assez intéressant mais seulement en anglais et espagnol. En revanche la simulation d’une éruption volcanique est de nos jours ridicule (on dirait une innovation des années 50).

L’entrée de la zone du parc est indiquée par un panneau spécifique : le diable (logo créé par . . . César MANRIQUE)

Nous ne sommes pas tous seuls. La file d’attente des voitures est déjà longue à 11h15 du matin. Il nous faudra attendre une heure pour accéder au parking du parc et s’y garer.

 

La visite se fait obligatoirement en bus. Une petite route étroite en sens unique serpente dans la zone

Il suffit de regarder tout autour pour voir ce magnifique paysage. Ne pas trop se préoccuper de faire des photos, elles seront toutes colorées par le vitrage du bus et statistiquement fort mal cadrées, même pendant les courts moments d’arrêt du bus.

 

 

 

Après le circuit d’une petite demi-heure on peut assister aux deux démonstrations qui prouvent que le magma n’est pas très loin : les herbes sèches qui s’enflamment spontanément dans une anfractuosité du sol et de l’eau versée dans un trou qui se vaporise instantanément en mini geyser.

Nous prenons le temps pour déjeuner à YAIZA et nous poursuivons vers la vallée de la GERIA.
C’est dans cette grande vallée que se produisent les vins de LANZAROTE. Mais les vignobles ne ressemblent pas du tout aux vignobles européens. En effet, la vigne se cultive dans la lave et, pour être à l’abri du vent quasi permanent, les pieds sont individuellement protégés par des petits murets de lave, voire sont en plus enfoncés individuellement dans des sortes de cuvettes

 

Certaines vignes ont été plantées en flanc de volcan

 

Cela semble parfaitement convenir aux grappes


En fin d’après-midi, pas très loin de la GERIA, nous avons fait le tour du petit volcan El Cuervo.

Balade facile, à plat, d’une bonne heure en marchant très tranquillement, bien entendu dans un univers de lave. Quasi sans végétation

La particularité de ce volcan c’est que l’on peut entrer dans le cratère car il existe une brèche au niveau du sol

 

En faisant tout le tour on peut néanmoins voir ici ou là quelques bouquets de végétation qui tentent leur chance

 

Jour 6

Journée consacrée à la partie nord de LANZAROTE riche en miradores : des points de vue magnifiques.

Pour commencer le mirador de Ermita las Nieves qui surplombe le village de Caleta de Famara (village pour les adeptes du surf et du kitesurf)

puis nous continuons pour le mirador de Guinate qui n’a rien à envier au précédent

et terminons par le sublime mirador del Río. Certains s’arrêtent avant d’arriver au mirador proprement dit, les vues sur les panoramas étant déjà fort belles,

tout ça pour économiser quelques euros de droit d’entrée au mirador qui est, lui, parfaitement situé pour un panorama de plus de 180°. Il faut dire que le bâtiment du mirador del Río est superbement intégré au paysage et au sommet de la falaise de Famara (il est à peine visible) alors qu’une fois dedans c’est absolument magnifique et pour ainsi dire magique. Quel est l’architecte de cet exploit déjà ? César MANRIQUE bien sûr !

On s’en doute tout de suite puisque dès le parking un grand logo annonce la couleur et on commence à être habitué au style

 

La vue sur l’île de la GRACIOSA est époustouflante

 

On peut voir le bateau qui relie La GRACIOSA à ORZOLA

et le village de CALETA DE SEBO au pied d’une colline marbrée

Redescendant vers la côte ouest par ORZOLA nous tombons sur la seule plantation d’Aloe Vera de LANZAROTE (l’usine de fabrication est à PLAYA HONDA)

 

Après s’être désaltérés à ORZOLA nous repartons vers le sud sur une route traversant une zone de lave noire, comme quasi partout à LANZAROTE.

Mais après quelques kilomètres seulement la zone en lave noire entre la route et la mer s’agrémente d’un peu de végétation verte

puis des poches de sable blanc apparaissent dans la végétation

et enfin sur quelques centaines de mètres le sable blanc est très majoritaire : c’est la Caleta del Mojon Blanco vraiment surprenante dans cet environnement de lave

Retour à SAN BARTOLOMÉ. Sur le chemin nous ne résistons pas à photographier deux mobiles de MANRIQUE implantés au milieu de giratoires

 

 

Jour 7

Logeant à SAN BARTOLOMÉ nous ne pouvions repartir de LANZAROTE sans avoir visité la Casa-museo del Campesino et son Monumente al Campesino : deux œuvres de César MANRIQUE bien sûr, en hommage aux paysans de LANZAROTE.

Le monument est assez énigmatique même si des interprétations ont été faites

L’ensemble du musée regroupe différents bâtiments (agricoles à l’origine) aménagés et traités par l’ami César exposent les différents artisanats de LANZAROTE

 

et au centre de la cour un escalier en colimaçon descend dans une bulle de lave qui permet d’accéder à un immense restaurant, bar, piste de danse !

 

Nous repartons déjeuner, après l’avoir visitée, dans l’intéressante Bodega Rubicon dans la vallée de LA GERIA. Nous avons trouvé leur vin bon.

Puis poussons en fin d’après-midi jusqu’à la MONTAÑA COLORADA (ou CALDERA COLORADA) qui est un ancien volcan, presque en face du CUERVO, dont on peut faire le tour facilement en une petite heure en marche tranquille. Avant l’on pouvait y grimper mais c’est maintenant interdit dans le cadre d’une politique de conservation de la nature de LANZAROTE.

Quelques rares buissons et un arrêt photo (celle que tout le monde fait) de la très grosse bombe volcanique qui se trouve là depuis les années 1730 !

 

Et de magnifiques petites fleurs arrivent à sortir dans cet environnement a priori hostile : soyons optimistes pour l’avenir de la planète.

Vu nos âges (tranche 70-80) nous avons fait l’impasse sur la CALDERA BLANCA qui nous tentait pourtant bien en préparant ce séjour.
Mais découvrant sur internet les caractéristiques de cette marche, avec des secteurs de pierriers, sous le soleil et le vent assortis, et d’une durée de marche de 4 ou 5 heures, nous n’avons pas voulu tenter le diable.

Le lendemain matin, nous rendons la voiture à CICAR à l’aéroport. Aucune formalité, aucune vérification sauf une question ′′ Avez-vous fait le plein ? ′′.

Retour agréable, ciel dégagé et belle vue au passage sur le détroit de GIBRALTAR

 

 

QUELQUES RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

 

1) Location de voitures

Nous avions réservé sur internet auprès de l’agence CICAR. Entreprise incroyablement simple et efficace, et pour nous sans aucune surprise par rapport au prix annoncé (bien que sur les documents fournis le total apparaissait plus élevé).

2) Courses alimentaires

Sur les conseils de notre logeuse nous avons opté pour nous fournir au supermarché MERCADONA de PLAYA HONDA . Il y a à peu près tout. Si le rayon fromage est un peu faible le rayon jambon et Pata Negra est fantastique.
J’ouvre une parenthèse : j’y ai trouvé des esquimaux glacés sans sucre (c’est à dire au Maltitol) : moi qui suis diabétique et qui ne mange plus de glace depuis 13 ans j’ai un souvenir ému des six esquimaux en question (ils n’étaient pas excellents mais dans mon cas . . . c’était Noël !). Depuis j’ai cherché si quelque fabriquant en FRANCE en produisait mais je n’ai rien trouvé (sinon des sorbets sans sucre mais ce n’est pas du tout la même chose). Je referme la parenthèse.

3) Distances

En fait LANZAROTE est plus petite que ce que l’on imagine en regardant la carte.
De SAN BARTOLOMÉ au Mirador del Río il faut moins de 45 minutes de route. Même temps pour aller de SAN BARTOLOMÉ à PLAYA BLANCA.
Donc ce qu’on rate un jour on peut facilement le récupérer les jours suivants sans bouleverser son programme.

4) Le vent

Le vent souffle quasi en permanence. Sur une semaine ce n’est pas vraiment gênant mais pour un séjour plus long il n’est peut-être pas si facile de s’habituer.
Précaution : étendre son linge nécessite d’avoir des pinces à linge très efficaces. Mais même bien attaché le linge se retrouve vrillé par le vent.

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